29 juin 2007

Violences dans les quartiers : quelles solutions ?

56713878a7559b730fb936f223f62588.jpgLes violences qui ont eu lieu à Alençon au soir de la fête de la musique posent le problème de la rénovation des quartiers dits « sensibles ». D’autant que dans notre ville, les confrontations se révèlent régulièrement inquiétantes, surtout au vu de la relative petite taille de la ville et du quartier de Perseigne.

Au-delà des sanctions judiciaires (on est, au niveau national, en plein dedans avec la réforme des peines-planchers et de l’abaissement de la majorité pénale de 18 à 16 ans), qui restent indispensables, la rénovation au sens strict des quartiers est plus que jamais d’actualité. La création de l’ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine) par Jean-Louis Borloo, dans le cadre de son projet de Cohésion Sociale, va dans ce sens. Sortir des barres de béton sans charme pour les remplacer par des immeubles moins haut ou même des pavillons. Et il y a quelques jours, un milliard d’euros supplémentaire a été débloqué pour ce programme, portant le total à 42 milliards à l’horizon 2013.

Cela, couplé à l’envie de Nicolas Sarkozy de faire de la France « un pays de propriétaires » (en France, seul environ un ménage sur deux est propriétaire), est l’une des premières solutions. Car propriétaire, on est moins tenté de dégrader son logement, ou la cage d’escalier qui nous appartient en partie. Un quartier aéré, des rues allumées, des logements en bon état suscitent d’eux même un sentiment de sécurité qui n’est plus présent.

Police de proximité ?

Le fossé creusé entre la police et les jeunes est également inquiétant. Le 21 48c7c8163b8c16ef27b7b5d85e65affe.jpgjuin, certains émeutiers criaient qu’ils allaient « se faire la Bac ». L’un des principaux avantages de la police de proximité reste le lien direct qu’elle peut avoir avec la population. Mais si elle est juste là pour dire bonjour aux commerçants et patrouiller seulement en plein jour quand les plus ultras dorment, elle ne sert à rien.

Comme (facile) excuse, on entend souvent dire « qu’ils n’ont pas de boulot, alors ils s’expriment comme ils peuvent ». Etonnant : la France compte environ deux millions de chômeurs. Ce n’est pas pour autant qu’il y a deux millions de casseurs ! Les cités, il y a cinquante ans, connaissaient les mêmes problèmes de chômage. Il n’y avait pas de casse. Et des milliers de gens délaissés sont présents en France, en ville comme en campagne. Personne n’en entend jamais parler.