17 mai 2007
Passation des pouvoirs: une nouvelle ère
Hier 16 mai a eu lieu la passation des pouvoirs entre Jacques Chirac et son successeur, Nicolas Sarkozy. Un moment émouvant : le second doit en partie au premier son entrée dans le monde politique, et notamment grâce au fameux discours de Nice en 1975. C'était vraiment une nouvelle page qui commençait. Dès le début, nouveau style, nouveau rythme dans le discours, la famille au grand complet, les sentiments affichés. Sarko a fait entrer l'Elysée dans l'ère de la modernité, c'est certain.
Le moment le plus marquant de la journée restera très certainement (pour moi du moins...) la cérémonie de mémoire aux fusillés du Bois de Boulogne, à la veille de la libération de Paris. 35 fusillés, 35 assassinés. La libération de Paris était déjà jouée. Ces exécutions étaient donc totalement gratuites. Existe-t-il un plaisir de tuer? Il faut le croire. L'occasion également pour Nicolas Sarkozy de dévoiler sa première mesure en temps que président de la République : faire lire la lettre de Guy Môquet, jeune communiste de 17 ans fusillé, à tous les lycéens, à chaque rentrée. Nul doute que cette lettre, pleine de maturité et de sagesse, commençant ainsi : "Ma petite maman chérie..." fera réfléchir certains. Considérons-la comme un repère. Espérons que nous, qui n'avons jamais vécu de guerre, comprendrons tous l'importance de telles déclarations. Le président, qui pe
ndant la campagne n'a eu de cesse de citer cette lettre, en eu même les yeux humides à l'écoute de sa lecture par une lycéenne de 17 ans, l'âge du jeunes résistant au moment de son décès. Au delà de tous clivages, gardons-la en mémoire. Même Mme Buffet, qui n'a pas vraiment idéologiquement grand chose à voir avec Nicolas Sarkozy, a salué "la première mesure du nouveau président". Nul doute qu'il en sera un grand, ne décevant pas ceux qui ont voté pour lui, surprenant ceux qui ne l'ont pas fait. C'est de valeurs dont nous manquons, c'est une certitude quand on voit la réalité de la vie aujourd'hui avec l'intensité du document du jeune communiste. Mais cette dernière devrait toucher beaucoup de monde. Pour une première journée, ce fut un sacré symbole. Ce ne doit pas être un hasard.
13:37 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : resistants boulogne sarkzoy presidentielle

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