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20 juillet 2007

Pause...

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Pour cause de vacances, ce blog va faire, à peine ouvert, une petite pause... Pas très en adéquation avec le "travailler plus" pourtant défendu habituellement me direz-vous... Certes! Mais certains évènements ont rendu nécessaire cette coupure. Rendez-vous donc dans le courant de la seconde quinzaine d'août...

13 juillet 2007

Discours d’Epinal : pour un pouvoir présidentiel

1356c101550abb84b6a4a1aed68190e9.jpgJeudi soir, Nicolas Sarkozy a prononcé un discours attendu sur la réforme des institutions, à Epinal. Un lieu hautement symbolique puisque le 29 septembre 1946, le général de Gaulle y avait exposé sa vision d’une « République moderne et adaptée au temps ». Sarkozy aurait très bien pu dire la même chose hier, son envie de « modernisation de la vie politique » voulant dire la même chose.

Parmi les innovations majeures, on  notera l’envie de « renforcer les responsabilités » du président de la République, afin que son « leadership soit reconnu et assumé ». Plus question donc pour l’hôte de l’Elysée d’aller se cacher derrière les rideaux de son palais, et d’adapter le seul Premier ministre à l’humeur du temps. Il est maintenant question d’assumer ; ne cherchez pas loin qui est visé.

Ce renforcement des pouvoirs et surtout des obligations du président mettraient – à mon avis – fin à un sérieux paradoxe sous la Vème République : c’est le président qui est élu au suffrage universel direct, mais c’est le Premier ministre par son gouvernement qui fixe la politique de la Nation. Etonnant quand on sait que le 6 mai dernier, c’est bien Nicolas Sarkozy qui a été élu, et pas François Fillon. A quoi cela servirait-il dans ce cas qu’il y ait un « programme présidentiel » et toute une série de meetings ? Surtout que quand on lit les livres des deux têtes de l’actuel exécutif, on note quelques différences. De Gaulle ironisait sur ces présidents « inaugurateurs de chrysanthèmes ». C’était bien lui qui gouvernait, et son chef de gouvernement Pompidou avait le rôle de Fillon aujourd’hui.

Pas la peine donc de s’offusquer pour dénoncer « l’hyper présidentialisation » de ce début de mandat. La France doit un jour ou l’autre trancher entre régime parlementaire et 86ca34f4e1b484e9cb28def927110f30.jpgprésidentiel, notre système actuel ayant déjà au moins à trois reprises montré ses limites, durant les cohabitations. Et comme en France, à l’inverse de l’Allemagne notamment, il n’y a pas vraiment de culture du compromis au Parlement, droite et gauche campant la plupart du temps de façon bornée et limite ridicule sur leurs positions, adopter le système parlementaire serait certainement, à l’heure actuelle, synonyme d’immobilisme. Si l’on doit opter pour un système présidentiel, on serait certes à contre-courant des autres régimes politiques européens. Mais sans doute n’ont-ils pas, eux, de président qui veut gouverner, et surtout pas élu au suffrage universel…

11 juillet 2007

Le rôle social de l’entreprise

9a45347295c75cc7b56e9d05f7ffa30a.jpgTrès intéressante, cette interview de Ian Davis, lundi dans Les Echos. Directeur général du cabinet de conseil Mc Kinsey, son analyse de l’entreprise est différente de tout ce qu’on peut lire ou entendre habituellement. Il a récemment été sollicité pour le dossier Airbus.

Ainsi, l’un des principaux conseils qu’il donne aux entreprises est de « s’investir plus dans le social ». Rien d’étonnant remarquez : pour bien paraître, mieux vaut s’afficher le plus social possible ! Mais son approche est intéressante car jamais il ne remet en cause le rôle bénéfique de l’entreprise, à l’inverse de bien des fois où les patrons, les actionnaires et autres parties prenantes sont considérés comme responsables des difficultés de la société.

Sa pensée est d’établir une relation entre les salariés et l’entreprise ; faire que les salariés parlent et soient fiers de leur entreprise, à l’instar de Google et Apple. Et de rappeler qu’en France, on craint les grosses sociétés, alors qu’en Afrique, « les gens sont obsédés par le moyen de faire venir les multinationales, car elles sont synonymes de produits, d’emplois et de compétences ! » Si la relation employés/ employeurs est si primordiale, c’est parce que « la profitabilité d’une entreprise dépend de la qualité de son environnement ».

Parler social donc, car « pour attirer les talents et les retenir, il est important de leur parler d’autre chose que de bénéfice ! » Et c’est « la réussite qui motive la hiérarchie intermédiaire d’une entreprise. Pas son bénéfice ». On retrouve là l’idée que « le travail rend libre, donne le sentiment d’être utile », idée défendue par Sarkozy durant sa campagne. Le moral est déterminant.

Quant aux hauts revenus des patrons, Ian Davis explique que « l’acf2fad243d8e1d3b18476b105e2121987.jpgcumulation d’énormes richesses ces dernières années a généré du ressentiment chez les nombreux salariés qui n’en ont pas profité ». Mais n’oublions pas que les revenus des footballeurs, chanteurs et autres stars sont souvent autant voire bien plus importants. Ils ne déclenchent pourtant pas de vraies polémiques. José Bové ne s’est pas plaint pendant la campagne que Thierry Henry le soutienne, lui aux 180 000 euros hebdomadaires. Pareil pour Voynet et Renaud, Royal et Noah. Et la différence, c’est que ces hauts revenus n’embauchent et ne font vivre personne. A l’inverse des entreprises, des TPE aux FMN…

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