03 septembre 2007

Appel à Nicolas Sarkozy…

5cd3dd12faee00a326554449cd5fb249.jpg« Nous ne remplacerons pas un fonctionnaire sur deux partant à la retraite »… On allait enfin commencer à dégraisser la fonction publique, qui, selon un rapport… socialiste datant de l’an 2000 et remis à DSK, compte pas moins de 500 000 agents de trop. Et les chiffres sont tombés courant août : seulement 22 700 fonctionnaires ne seront pas remplacés. Soit environ un sur trois. Pourquoi ?

 

Raison politique ? Peut-être. On a voté cet été le projet de loi TEPA. Très bien. On a installé une commission sur « la libération de la croissance ». Sarko est allé s’exprimé devant le Medef. Il y a 10 ou 15 ans, cela n’aurait peut-être pas été possible. Mais pourtant, le pays souffre d’un trop fort attachement à la fonction publique. Comme le dit Ted Stanger dans son livre « Sacrés fonctionnaires », « dans tous les pays, c’est le peuple qui décide et le fonctionnaire qui exécute. En France, c’est l’inverse ». Problème de mentalité.

 

Donnée préoccupante : trois jeunes sur quatre souhaitent devenir fonctionnaires. A titre personnel, cette donnée me fait plus peur que notre faible taux de croissance. Trois sur quatre… Alors qu’ils pourraient souhaiter investir, créer, embaucher, produire, inventer… Non, « l’avenir » souhaite contribuer à la lourdeur de la fonction publique, responsable selon les données de 90 % des fermetures d’entreprises, à cause de sa complexité administrative. Comment inverser la tendance ? En leur faisant comprendre qu’il y a d’autres possibilités.

 

Je crois fortement à la fonction publique. Je doute trop d’un libéralisme absolu pour cela. Mais celle à laquelle je crois, c’est une fonction publiquea645266bd93c683b1601b9ccd84ef5bc.jpg qui serait un acquis social pour ses clients et pas seulement pour ses employés. Une fonction publique qui ne joue pas aux cartes sur son ordinateur quand je vais chercher mon permis, qui ne regarde pas le collègue planter une borne sur la départementale. Une fonction publique qui m’encourage à créer mon entreprise. On peut supprimer l’ISF, défiscaliser les heures supplémentaires, si on ne change pas la fonction publique, alors les meilleures lois ne serviront à rien. Problème de mentalité. J’espère que les 22 700 suppressions ne sont qu’un début. S’il vous plait, monsieur Sarkozy, faites comprendre que devenir fonctionnaire ne doit pas être une fin en soi. Envoyez un signal fort. Si vous, homme courageux, convaincu, charismatique, populaire, en début de mandat n’en êtes pas capable, alors qui le sera ? Nous rêvons tant d’une France attractive…  

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