17 octobre 2007
Liberté, égalité, fraternité, précaution ?
Ainsi donc, dans son « rapport d’étape » remis lundi à Nicolas Sarkozy, la commission Attali propose de retirer de la Constitution le principe de précaution, qu’avait fait inscrire J. Chirac.
Alors, ok, il est facile de se dire que le principe de précaution, c’est une bonne chose : cela évite de se retrouver avec, dans la nature, des produits dangereux. Simplement, ce qui m’interpelle, c’est la tournure que prennent les choses.
Car j’ai l’impression que, depuis quelques années, il est tendance de s’opposer. A Sarkozy, à ses parents, aux profs, aux flics. S’opposer pour s’opposer, cela ne concerne peut-être pas que… l’opposition parlementaire actuelle.
Admettons (comme je le dit également dans la revue de presse du site des jeunes UMP de l’Orne) que nous ayons toujours eu inscrit dans la Constitution le principe de précaution. Aurions nous eu le TGV, le nucléaire, la voiture, les antibiotiques, internet, la télévision, les vêtements synthétiques, les produits cosmétiques, … ? On peut (facilement) se poser des questions à propos de tous ces exemples…
En plein débat sur les OGM, on propose donc de supprimer ce principe de précaution, « frein à la croissance ». Provocation ! Seul problème, nous prenons beaucoup de retard à l’heure actuelle dans la recherche sur ces OGM, dont le seul nom peut faire peur. Toujours est-il que dans un
avenir proche, il faudra nourrir toujours plus de monde avec toujours moins d’espaces cultivables… Soit on fait du tout bio (c’est super-tendance, être écolo, on ne pollue pas la planète) et on ne nourrit pas les petits africains, soit on cherche d’autres solutions, sans exclure d’office les OGM. Parce que pendant ce temps là, les américains, eux, ils cherchent. Et moi, je l’ai déjà dit sur ce blog, j’aime beaucoup les américains, mais je n’ai pas envie d’être à leur merci concernant mon alimentation. A vouloir empêcher la recherche sur les OGM, notre ami José Bové ne protège pas la France, il fait le jeu de ses ennemis yankees. Ces derniers pourront lui dire merci quand tous les brevets seront déposés. Et nous, on n’aura qu’à les accompagner dans leurs guerres autour du monde, parce que si on n’y va pas… N’oublions pas que l’alimentation, c’est la première des armes…
Alors en résumé, le principe de précaution, il serait bon de ne lui donner qu’une valeur législative (ca évite les dérives), mais cela est de toute façon impossible : la France est engagée par des textes internationaux…
14:35 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : attali, commission, ogm, précaution, bové
