27 juin 2007

Vente de France Telecom : vers une association public / privé ?

92c17b29782c9db2f2a7784ac0c0a5f0.gifAinsi donc, l’Etat va vendre 5% du capital de France Telecom, pour environ 2, 65 milliards d’euros. Afin de « désendetter l’Etat et les administrations publiques ». La part nationale dans le capital tomberait ainsi à 27, 4%.

Vu que la concurrence est ouverte depuis 10 ans maintenant en Europe, le désengagement de l’Etat dans France Telecom se poursuit donc. Mais, même très rentable, la vente des parts de l’Etat ne rassure pas les syndicats, qui se demandent « quand va s’arrêter la vente des bijoux de famille ». Mais si cette association public / privé était une bonne solution ? Ainsi, l’Etat n’est pas seul maître à bord, ce qui ne « bride » pas l’entreprise. Ces dernières non plus n’ont pas les mains libres, ce qui évite de céder aux règles d’un libéralisme sans limites. Chacun travail avec l’autre. Et de toute façon, il est aujourd’hui impossible de se passer des entreprises comme de l’Etat. De plus, en Grande-Bretagne, l’association public / privé commence à faire ses preuves. Sortons de l’idéologie du conflit permanent entre ces deux milieux !

Après France Telecom, l’Etat pourrait être tenté de céder des parts d’autres entreprises. EDF par exemple. A l’heure actuelle, seulement 13 % du capital a été mis en bourse, alors que la loi autorise l’Etat à descendre jusqu’à 70 %. Au cours actuel, cela représente la petite somme de 24 milliards60a9c8e163a6b31f9e78a901038d3482.gif d’euros qui viendrait renflouer les caisses de l’Etat. Areva pourrait également être partiellement privatisée. Alors ministre de l’Economie, N. Sarkozy avait souhaité qu’environ 35% du capital du leader du nucléaire soit vendu. Projet remis dans les cartons par Dominique de Villepin, mais qui pourrait bientôt ressortir.

Dans tous les cas, attention tout de même à ne pas faire ressembler la vente des parts de l’Etat à une grande braderie qui ne servirait qu’à court terme à venir remplir ses caisses…